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Motus 2026 : de Boulogne à Ouistreham.

10 jours de navigation entre Manche et Normandie

Cette année, direction Ouistreham ! Avec un temps limité et un vent peu favorable, nous avons choisi de naviguer vers la Normandie. C’est avec beaucoup de plaisir que nous avons découvert Le Havre, Ouistreham, la baie de Somme et Saint-Valery-sur-Somme.

Départ mouvementé vers Boulogne

Après avoir préparé le bateau la veille, nous larguons les amarres en direction de Boulogne dans un bon coup de vent. À la sortie de la Canche, la mer est démontée : impossible de faire demi-tour. Pris dans les rouleaux, nous montons et descendons violemment. À certains moments, la situation devient critique : nous frôlons le fond.

Malgré tout, Motus tient bon. Les vagues sont impressionnantes, mais le bateau se montre à la hauteur.

De Boulogne à Dieppe

Le lendemain, la météo se calme. Petit vent et mer paisible nous permettent d’avancer tranquillement jusqu’à Berck. Ensuite, faute de vent, nous sommes contraints d’utiliser le moteur. Une journée qui avait bien commencé, mais qui se termine sur une longue navigation monotone… et un peu d’agacement.

Escale à Fécamp

Nous faisons halte à Fécamp, un charmant petit port où tout est accessible à pied. En fin de journée, nous savourons une bière en terrasse, au bord du quai, sous le regard opportuniste des mouettes venues grignoter nos cacahuètes.

Le lendemain matin, en attendant la marée de l’après-midi, nous visitons le palais Bénédictine. Le lieu est surprenant : un bâtiment richement décoré, reconstruit au XIXe siècle après un incendie, qui abrite une ancienne usine produisant une célèbre liqueur exportée dans le monde entier. La dégustation s’impose avant de reprendre la mer !

Direction Le Havre

Nous mettons ensuite le cap sur Le Havre. Le port, très industriel, impressionne par son activité. À notre arrivée, nous devons patienter pour laisser entrer un cargo.

Nous profitons de l’escale pour visiter le centre-ville, très animé ce soir-là en raison d’un match de football. Nous découvrons également l’église Saint-Joseph, haute de 110 mètres, semblable à un phare et illuminée par des milliers de vitraux. En fin de journée, la lumière y est magnifique.

Le lendemain matin est consacré à quelques réparations à bord avant de repartir vers Ouistreham.

Une belle navigation vers Ouistreham

La traversée est idéale : un vent de 15 nœuds de travers, une mer calme, et Motus file sur une surface presque plane. Un vrai plaisir.

À l’arrivée, nous patientons à l’écluse pendant environ 45 minutes. Dans la manœuvre, le moteur commence à cafouiller — plus de ralenti ! — avant de retrouver miraculeusement son fonctionnement normal en sortie d’écluse.

Le port de Ouistreham, niché dans la verdure, est plein de charme. Nous en profitons pour nous promener à terre.

Vers la baie de Somme

Nous reprenons ensuite la mer en direction de la baie de Somme et de Saint-Valery-sur-Somme. L’arrivée se fait par un chenal balisé sinueux où il faut enchaîner les « S ». Le courant y est très fort, même à marée haute.

L’accueil à Saint-Valery est excellent. Le responsable du port nous conseille de repartir tôt le lendemain, environ 1h30 avant la marée — un conseil précieux pour quitter le chenal en toute sécurité.

Retour vers Boulogne

La journée de retour est plus difficile. Nous passons presque tout le trajet au moteur. Une tentative de navigation sous voile nous fait perdre du temps, et nous en subissons les conséquences à l’arrivée, avec un courant contraire très fort qui nous ralentit considérablement.

Une fois à quai, nous faisons un rapide tour en ville sous une chaleur écrasante : la France est en pleine canicule, que nous avons heureusement évitée en mer.

Dernière étape : Boulogne – Le Touquet

La météo nous laisse craindre une nouvelle journée au moteur… mais contre toute attente, ce sera une superbe navigation. Nous tirons des bords pendant trois heures avec un vent bien établi.

À l’arrivée au port du Touquet, Jean-Pierre nous attend pour nous aider à débarquer. Il me prête même un kayak pour rejoindre le mouillage — une descente mémorable, j’ai bien failli finir à l’eau !

Conclusion

Quelle belle aventure avec Jean-Luc ! Dix jours de navigation rythmés par de beaux moments, quelques difficultés, de bons repas et beaucoup de plaisir. Une expérience riche dont nous garderons un excellent souvenir