
De Brest à Lézardrieux : une semaine entre mer, huîtres et rencontres
En juin 2026, nous avons pris la mer pour une semaine de navigation entre Brest et Lézardrieux, du vendredi au vendredi. Une parenthèse salée, rythmée par les marées, la météo bretonne et de très belles rencontres.
Retrouvailles à Montparnasse et première nuit à bord
Le voyage commence à Paris, gare Montparnasse. Jean-Pierre, Hubert et moi, nous retrouvons pour prendre le train vers Brest. Le bateau d’Hubert nous attend sagement dans le port du Château. L’objectif est clair : convoyer le bateau en longeant la côte nord de la Bretagne.
La première soirée se passe à terre, autour d’un restaurant de crabes et d’araignées, avant de dormir à bord pour la première fois, à Brest.

Cap sur l’Aber-Wrac’h
Dès le lendemain matin, nous larguons les amarres. Direction le goulet de Brest, puis le chenal du Four. Une navigation magnifique qui nous mène, dans l’après-midi, à l’Aber-Wrac’h.
Courses rapides au port… mais surtout mission essentielle : trouver des huîtres. L’ostréiculteur Le Chat nous fournit des huîtres spéciales, tout simplement excellentes. La semaine commence bien.

Roscoff et le chenal de l’île de Batz
Le jour suivant, nous mettons le cap sur Roscoff. L’arrivée par le chenal entre l’île de Batz et le continent est un vrai plaisir de navigation : slalom précis entre bouées et cailloux, concentration maximale et satisfaction à l’arrivée.
J’en profite pour dire bonjour à ma sœur, installée dans la région — un moment simple et précieux.

Tréguier et les premiers signes de mauvais temps
Nous repartons ensuite vers Tréguier. Le port, niché au fond de la rivière, est superbe : belles maisons, atmosphère paisible, charme breton intact.
Mais la météo commence à se gâter. Les prévisions annoncent une dégradation durable. Il faut s’adapter.


Lézardrieux, escale imprévue mais parfaite
Par prudence, nous décidons de longer la côte en restant à l’abri du vent et de la houle. Initialement partis vers Saint-Quay, nous faisons finalement escale à Lézardrieux. Et quelle escale !
Là encore, l’arrivée est un exercice de navigation côtière passionnant : slalom entre bouées et rochers, attention constante aux alignements et aux couleurs. Lézardrieux est un véritable terrain d’apprentissage, aussi technique que magnifique.

Mauvais temps et bonne idée : chercher des huîtres
Le lendemain, la météo se dégrade franchement. Impossible de repartir en mer. Nous en profitons pour entretenir le bateau… puis décidons d’aller chercher des huîtres.
En longeant la côte, nous atteignons un endroit discret et bien abrité. C’est là que la magie opère.

Rencontre avec Les Huîtres de Bréhat
Nous faisons la connaissance de Maxence, qui vient tout juste — depuis dix jours à peine — de reprendre la petite entreprise Les Huîtres de Bréhat. Autour de lui, une bande d’amis venus prêter main-forte. Dix minutes plus tard, nous sommes déjà intégrés, photos de famille à l’appui.
Maxens nous propose de passer la journée suivante avec lui sur le chaland. La météo continue de se dégrader, mais le vent promet d’être… mémorable.

Une journée sur le chaland, face au vent
Le lendemain matin, j’arrive chez l’ostréiculteur équipé de mon ciré de voile, de mon chapeau et de mes lunettes de soleil. Nous partons vers les zones d’élevage.
Le vent dépasse les 35 nœuds. Tenir en place est difficile, poser les huîtres fraîchement triées relève parfois du défi. Mais quelle expérience ! Une vraie immersion dans le travail des ostréiculteurs, rude et passionnante.

Et bien sûr, la récompense est à la hauteur : nous dégustons à deux reprises leurs meilleures huîtres. Inoubliable.

À retenir
Cette semaine entre Brest et Lézardrieux restera marquée par la beauté des navigations côtières, la sagesse des décisions météo… et surtout par les rencontres humaines.
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